lundi 07 décembre 2020
Roger
Bibeau et son fils Alexis : Producteurs de cannabis à Pierreville

Roger Bibeau et son fils Alexis, 35
ans, ont été séduits par l’idée de développer
une entreprise dans un nouveau domaine. Crédit:Courtoisie

Par Annie Bourque, lundi 07
décembre 2020
L’homme d’affaires
bien connu, Roger Bibeau se lance dans la production de cannabis à Pierreville
en compagnie de son fils Alexis et du Pierrevillois Joël Lalancette qui a fait
sa marque comme producteur de fraises, de tomates et de pousses.
En novembre 2019, après deux ans et demi de patience, le trio a obtenu leur
permis de production de Santé Canada. «L’instigateur du projet, Joël Lalancette s’y connait bien en
production de fruits et légumes en serre. La différence, c’est qu’on fait
pousser une plante, le cannabis qui représente beaucoup de potentiel », explique Roger Bibeau, fondateur de Rona Bibeau.
À même date, l’an dernier, en décembre 2019, les premiers plants ont commencé à
pousser dans les serres à Pierreville, nouvellement construites, d’une superficie
de 20 000 pieds carrés. Les premières récoltes ont eu lieues en mars dernier.

Un aperçu des serres de cannabis de
Pierreville. Crédit:Courtoisie
Défi personnel
Le SorelTracy Magazine a
appris de Joël Lalancette qu’il a vendu en 2018 son entreprise, La Frissonnante
qui fabriquait des fraises en serre. Avec sa femme Mélanie, il opérait aussi à
Pierreville la compagnie Pousses et cie, vendue en
2019.
« J’avais besoin d’un défi personnel,
confie-t-il et on m’a approché pour travailler sur un important projet de
production de cannabis à Weedon. »
Son expérience d’un an, l’incite à réaliser un projet à plus petite échelle,
soit la production de cannabis à Pierreville. À l’intérieur des serres
pierrevilloises, il y pousse 300 kilos par semaine de cannabis ou l’équivalent
de 4000 kilogrammes par année.
Provinces du Canada
Le directeur-général de 5 points Cannabis (nom en référence que la
plante contenant 5 feuilles), Alexis Bibeau, 35 ans, tenait aussi à saisir
une opportunité qu’il compare au développement de l’informatique au milieu
années 80. «Ce qui m’allume, dit-il, c’est qu’on développe une
entreprise dans un nouveau marché et un nouveau domaine. »
La production de cannabis de Pierreville est vendue en Ontario, en
Colombie-Britannique et même en Nouvelle-Écosse.
Coûts importants
L’entreprise compte une vingtaine de travailleurs dont un comptable et des
experts en salubrité et en assurance qualité. Une expertise qui requiert des
salaires annuels variant entre 50 000$ et 80 000 $.
Une serre de cannabis, apprend-on, peut rapporter des bénéfices de l’ordre de
6000 $ au mètre carré alors qu’une serre de tomates, c’est de l’ordre de 175 $
au mètre carré. « Toutefois, les dépenses ne sont pas
comparables, estime Joël Lalancette. Une serre de tomates emploie parfois qu’un
seul employé alors que celle du cannabis en compte une vingtaine. »
Évolution de la société
Roger Bibeau qui est aussi grand-parent de deux petits enfants de 3 et 5 ans a
voulu investir dans la production de cannabis en raison de l’évolution de la
société. « Avant, les gens consommaient
n’importe quoi. Aujourd’hui, on s’organise afin que les gens puissent consommer
des produits acceptables qui sont bons pour le corps humain. »
Secret de la réussite

Joël Lalancette est bien connu comme
producteur de fraises,
tomates et de pousses.
Le directeur des opérations, Joël Lalancette est
convaincu qu’il possède la recette du succès. L’accent est mis sur le contrôle
des dépenses tout en s’assurant d’une production de qualité tout comme en
agriculture.
Au cours des derniers mois, des fiscalistes, comptables et avocats se sont
lancés dans des grosses entreprises de production de cannabis. Des
multinationales cotées à la bourse ont échoué dans leur projet.
« Tout le monde est parti en peur
pensant que l’argent tomberait du ciel», dit Roger Bibeau avec son franc parlé.
Les trois actionnaires, aidés de 4 autres investisseurs, veulent explorer un
nouveau domaine. Un pas à la fois. «
On a présentement un petit volume et on souhaite grandir au fur et à mesure que
le marché va le permettre », résume M. Bibeau
qui agit comme mentor dans l’entreprise.
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Chiffres |

Un aperçu des serres de cannabis de
Pierreville. Crédit:Courtoisie