Bolduc / Boulduc dit Bosleduc, Louis: 
(Le nom des Bolduc vient De Bois le Duc, souvent écrit Bolduc , ville du Brabant, situé en un endroit ou chassait jadis le duc de Brabant et qui pour cette cause s' appela Bois le Duc. source J. Georges Gilbert, mémoire de la société généalogique, section de la Sarre)
 
 Né vers 1648 de Pierre Boulduc, Maitre apothicaire épicier, de la rue St Jacques, et de Gillette Pijart, de la paroisse Saint-Benoît  5ème arrondissement de Paris, Île-de-France.
  Louis avait sûrement le goût de l’aventure. À 17 ans, Louis Bolduc s’enrôle dans le régiment de Carignan-Salières, dans la compagnie commandée par le sieur de Grandfontaine. Louis arrive à Québec, le 17 août 1665, vers dix heures du soir, sur un navire de 400 tonneaux.

Le 2 octobre, il participa avec sa compagnie au travaux de construction du fort Ste-Thérèse ou 6 compagnies travaillèrent et le 22, M. de Courcelle affecta les compagnies La Motte, et Grandfontaine à la construction du chemin reliant le fort Ste-Thérèse à celui de St-Louis. Ces travaux terminés, les deux compagnies revinrent à Québec prendre leurs quartiers d’hiver.
 
 Louis reçoit son congé de l'armée vers la fin de 1667 ou début 1668. Il ,  épouse une fille du roi, Élisabeth Hubert, en date du 15 août 1668 à Québec (Cont. 8 août, Not. Lecomte).  Née vers 1651 de Claude Hubert, procureur au parlement de Paris, et d'Isabelle Fontaine, de la paroisse Saint-Gervais, rue de la Tisserandrie, 4ème arrondissement de Paris, Île-de-France.
Cette demoiselle avait du caractère, puisque étant à Dieppe, le 17 juin 1667, elle signe une protestation contre la façon dont sont traitées les Filles du Roi durant leur transport, avant son embarquement pour la Rochelle et la Nouvelle France.

  Le couple s’installa à Charlesbourg. Sur la recommandation de Frontenac, il fut nommé, par lettres royales du 15 avril 1676, procureur du roi en la Prévôté de Québec.
Au recensement de 1681, le couple est à Québec, recensé dans la Prévôté, Royale de Québec. Il est dit avoir 32ans, Elizabeth Hubert, sa femme 30ans; ils ont alors 6 enfants; Louis, 12 ans; Marie, 10ans; Jacques, 9ans; René, 7ans; Marie, 6ans; Louise, 4ans; ils possèdent 1 fusil et 2 vaches.
En Avril 1681 ou  Le 20 mars 1682,selon les sources, on lui retire sa charge de Prévôté. En 1685, Bolduc « est accusé de concussion, de vol dans toutes les maisons dans lesquelles on le supporte, de débauches et de crapules continuelles. » Un peu avant le procès, Frontenac avait écrit au Roi pour défendre Louis. Dans sa lettre il rapporte un ouï-dire à l’effet que des soixante-dix témoins qui ont été entendus, aucun ne l’aurait incriminé. Frontenac, ni ceux qui le supportent n’ont assisté aux séances du Conseil où il était question de Bolduc, ni plus tard au procès. Il semble qu’il met trop de zèle pour défendre son protégé. Aussi peu rigoureux et aussi irrégulier que nous semble le procès, cela n’efface pas les nombreuses affirmations négatives qui ont été faites sur la conduite de Louis.

Possiblement dû à la crainte, que malgré tout, Frontenac inspirait au Conseil, ou dû à une exonération protégeant les officiers, Bolduc n’a été condamné qu’à être déchu de sa charge. Convaincu de crimes, il était certainement passible de prison, sinon d’une peine plus sévère.  Louis Bolduc, tomba en disgrâce et n'ayant pas été rétabli dans ses fonctions de procureur du roi, il va se fixer avec ses 3 fils à St Joachim de Montmorency.    Leurs enfants, 3 garçons et 2 filles, restèrent au pays. Leur dernière fille, Louise baptisée le 12 décembre 1677, était la filleule de Frontenac; et renta en France avec sa mère en 1685.

Le 4 juin 1686, le Roi le casse définitivement Louis Bolduc comme procureur. 

Élizabeth Hubert, sa femme, est rentrée en France et obtient de Louis XIV, le 10 mars 1685, le tiers du salaire de son mari. On dit qu’il aurait été la rejoindre peu après mais nous n’en trouvons aucune preuve. Leurs enfants sont demeurés à Québec mais on ne sait qui en a eu la garde, sauf qu’il aurait été à la charge de gens de bien. Il est permis de croire, toujours sans preuve, que c’est Louis et son épouse qui les auraient confiés à ces gens de bien. Ce qui est sûr, c’est qu’on retrouve les enfants Bolduc, un peu plus tard, sur la Côte-de-Beaupré et qu’ils sont tous devenus de bons citoyens.
  
 Ménage établi à Québec, puis à St Joachim de Montmorency (8 enfants dont 2 mort en bas âge.).
Il décède à cet endroit en 1720.
Ou selon d' autres sources; Louis ainsi que son épouse décèdent avant 1701, probablement en France. On ne sait s’ils sont revenus au Québec auparavant.

Ils eurent 8 enfants:
1) Louis né en 1669, épousa Louise Caron en 1697. Décès en 1738.
2) Marie Anne, née en 1670, épousa Jean Marsolet; Puis Jean Primont.
3) Jacques
né en 1671, épousa Marie Anne Racine.
4-5) Louis et Élizabeth, jumeaux nés en 1672 étaient décédés avant 1681.
6) René né le 15 mars 1674, épousa; Marie Anne Gravel; Louise Senart; et Marguerite Malboeuf.
7) Marie Ursule née en 1675, épousa Henri Brault; Jean Baptiste Drapeau; et Richard Tailleur (Taylor).
8) Louise, née en 1677 dont le parrain est Frontenac, rentrera en France avec sa mère en 1685.
 
(Tanguay: vol.1, p.64;  Jetté, p.124; Drouin, vol.1, p.137; Dumas, p.259;
Landry, p.326;  André Vachon, DBC, vol.2, p.92-93; B.R.H. 1909, p.24; 1920, p.13;  Leconte, 8 août 1668;  Jugements et délibérations du Conseil Souverain, vol.3, p.88;  Sulte, Hist.5, p.54(2);  MSGCF, (90) p.245-247;  Archange Godbout: «Nos ancêtres au XVIIème siècle», RAPQ-38-39, p.429-430;  DBAQ, t1, p.223-224;  Langlois, p.236)
 J. Georges Gilbert, mémoire de la société généalogique, section de la Sarre
 Louis Bolduc notre ancêtre malgré tout; de
Yves Delamarre, 2007
Egalement, Pierre Bolduc; Richard Bolduc; Dany Bolduc et le Dr Christian Warolin.
Un grand merci à Monsieur Yan  Bolduc, du Nebraska (USA), qui nous à fourni un important dossier sur son ancêtre. Document de 175 pages, qu' il nous est impossible de reproduire ici.